Cabinet GUILLO - RÉGUER

Assurances de la cynophilie

assurer les chiens de défense assurance chiens première catégorie assurer mon rottweiler assurance canine assurer les chiens de travail

Comment assurer
un chien dit "dangereux" ?

(chiens de 1re et 2e catégories)

Renseignez-vous : tél. 02 96 39 25 25

Assurances chiens dits dangereux

FacebookRetrouvez

sur notre page Facebook

  • les actus de la cynophilie
  • des conseils pour votre chien
  • les actus de Jean-Yves Réguer

Jean-Yves Réguer et Olivier Guillo

Cabinet GUILLO - RÉGUER

assureurs des chiens

de sport et de compagnie

Jean-Yves Réguer,
cynophile depuis 40 ans et assureur depuis 30 ans,

a mis au point des contrats d'assurance spécialisés pour couvrir tous les risques liés aux chiens : activités cynophiles (ring, agility, travail à l'eau, élevage, clubs...) ainsi que les chiens de première et de deuxième catégorie (Rottweiler, American Staff...).

Il partage sa passion et son savoir-faire avec son équipe, qui saura vous accueillir, vous conseiller et répondre à vos demandes.

Nous assurons la responsabilité civile des chiens de première et deuxième catégories (Rottweiler, American staff…)

Contact : 02 96 39 25 25

Édito

Les chiens dans la Grande Guerre

Pas toujours bien utilisés mais toujours utiles

A l’heure où tous les pays impliqués dans la Guerre 14 célèbrent le centenaire du début des hostilités, il convient d’évoquer l’utilisation des chiens dans ce conflit mondial.

En effet, beaucoup de chiens, comme de vrais soldats, ont bien mérité de la patrie. Ils ont été réquisitionnés un peu dans le désordre, confiés à des incompétents quand des dresseurs expérimentés  ne demandaient qu’à s’en occuper, mal utilisés, mal exploités, mais exploités quand même… Dans Les Chiens de France, soldats de la Grande Guerre, ouvrage publié en 1919, Paul Mégnin, un des fondateurs de la cynophilie et officier  valeureux, dénonce l’incurie de l’administration et de l’état-major : « Au Ministère de la Guerre la direction du service avait été confiée à un officier, véritable M. Rondecuir, ignorant tout du chien et de son dressage, et qui se refusa à s’intéresser à la fonction dont il avait la charge… »

Les cynophiles ne manquent pas dans l’armée française. Mais ce n’est pas à eux que sont confiés les chiens…  Alors à qui sont-ils confiés ? À des soldats qui vont peu à peu devenir des utilisateurs et se rendre compte que les chiens sont d’excellentes sentinelles. Les récits sont nombreux de fantassins qui reconnaissent  devoir la vie au chien du régiment qui a su les prévenir à temps que l’ennemi se rapprochait. Ils sont confiés aussi à des soldats qui ne seront jamais des utilisateurs, mais qui s’attachent au chien. Ainsi, protégés par des officiers et des soldats qui risquent leur vie tous les jours, les chiens deviennent des mascottes de régiments. Bien nourris, bien logés et… mis à l’abri du feu. Ces chiens-là, et ils sont les plus nombreux, ne sont pas des chiens de guerre, ce sont des chiens de compagnie. Les soldats de la Grande Guerre ont eu ce comportement aussi avec les chevaux. Dans À l’Ouest rien de nouveau, Erich Maria Remarque relate les propos d’un soldat miraculé sous la mitraille qui s’insurge qu’on amène les chevaux au front : « La Guerre, c’est bon pour les hommes, pas pour les chevaux quand même… »  Quand  on apprend que les chiens du chenil militaire de Campo Santo ne reçoivent pas tous les soins qui leur sont dus, c’est la Société centrale canine qui s’en émeut. Elle tient son rôle qui est de s’inquiéter du sort des chiens. Pour se préoccuper des populations qui survivent  dans la souffrance et la disette, il y a d’autres institutions…

Donc les chiens réquisitionnés pour l’Armée ont été d’abord des chiens de sentinelle. Des chiens de trait aussi. Après l’hiver 1915-1916, très froid et très neigeux, deux officiers partirent en Alaska et ramenèrent 440 chiens de traîneau, en prévision d’une guerre de mouvement qui allait succéder à la guerre de tranchées. Des chiens qui seraient bien plus efficaces que les chevaux ou les ânes pour transporter les mitrailleuses et les munitions. Il y eut aussi des chiens de liaison qui traversaient les espaces entre les lignes ennemies sous la mitraille ;  des chiens sanitaires chargés de repérer les blessés sur les champs de bataille.

Est-ce qu’il eut aussi des chiens de combat ? Très peu, pour plusieurs raisons.

La première  c’est que depuis l’invention de l’arme à feu, l’envoi d’un chien à l’attaque n’est plus dans la doctrine militaire. Autrement dit, personne ne soutient l’idée qu’en envoyant un ou plusieurs chiens à l’assaut de la tranchée ennemie, ils y sèmeraient la panique ou pourraient neutraliser un nid de mitrailleuses.

La deuxième raison, c’est qu’en France, en 1914, on ne sait pas encore dresser un chien à l’attaque de face. On connait cette technique en Belgique, chez les précurseurs du ring. Mais la Belgique est occupée, hors de combat. Il y eut quand même Truc, un bouvier des Flandres joliment surnommé « L’étripeur de Boches », conduit par un chasseur alpin. L’un et l’autre posent pour une photo publiée dans le livre de Paul Mégnin. Mais on ne trouve aucune photo ni aucun récit de Truc en prise directe, si on peut dire, avec un soldat ennemi. C’est dommage, encore une fois si on peut dire, car Truc dressé en Belgique a peut-être été un authentique chien d’attaque, un des seuls…

La troisième raison, c’est que les chiens qui pourraient accompagner les soldats qui sortent des tranchées pour aller jusqu’au corps-à-corps, ne sont pas non plus préparés pour ce type d’affront. Et personne n’est motivé pour les y éduquer : on ne va quand même pas se faire aider par les chiens pour faire le sale boulot… Si le devoir des  hommes est d’aller au combat, la place des chiens est à la niche. Les chiens, avant d’être des auxiliaires du soldat, sont des mascottes et un réconfort. Et Dieu sait si les Poilus,  Ceux de 14 comme les a appelés Maurice Genevoix, avaient besoin de réconfort, fût-il apporté par un chien…


Jean-Yves Réguer